| Agathe Coquillion 23 ans Ingénieur ENSTIB (BOIS, EPINAL) Mission : BYCN CHALLENGER (Bouygues) |
Pourquoi as-tu choisi d’effectuer cette formation ? J’ai choisi d’effectuer la formation CHD de façon un peu particulière. J’étais formée pour faire de la construction en bois (calcul de structure) et par ce biais j’évoluais dans un domaine où la notion d’environnement était importante. Rapidement je me suis rendue compte que je ne voulais pas regarder uniquement l’aspect structurel des constructions : je voulais avoir une culture du bâtiment durable dans son ensemble. Je pensais donc chercher un emploi qui me permettrait d’élargir un peu mes compétences. Quand j’ai regardé (par curiosité) des Mastères spécialisés, j’ai découvert le MS CHD d’Arts et Métiers Paris Tech Co-accrédité ESTP. J’ai été intéressée par le programme qu’il proposait. Seul le prix de la formation me freinait. Puis tout s’est fait très vite, à peine m’étais-je renseignée sur les modalités de candidature que les responsables me proposaient déjà une mission de thèse conventionnée par Bouygues construction. J’ai eu la chance d’arriver au bon moment et d’avoir la bonne formation initiale ! En partant de ça, je pouvais difficilement imaginer faire autre chose…. Que penses-tu que la formation t’a apporté personnellement ? La formation m’a apporté une vision générale de la construction courante et de la construction durable. C’est un peu un « Kit durable » du bâtiment, c'est-à-dire une vision des matériaux à utiliser, des performances énergétiques à atteindre (aussi bien en termes d’équipement que de bâti) et des autres facteurs à prendre en compte (bioclimatique, etc.…). La formation m’a également apporté l’opportunité d’avoir une mission extrêmement intéressante dans une entreprise ayant une place importante dans le milieu de la construction. Quels sont les apports de ces enseignements vis à vis du marché du travail ? Au final, l’enseignement du MS CHD me permet avant tout d’avoir une « carte de visite en construction durable ». Sur un CV la notoriété d’Arts et Métiers Paris Tech et la mission en entreprise seront des plus. Face au marché du travail j’ai plus d’arguments pour trouver un emploi qui ne sera pas ciblé uniquement sur la structure bois mais également sur tout ce qui concerne la conception et la construction durable. Pour toi, la construction et l’habitat durables est un secteur porteur? Pourquoi ? Pour moi la construction et l’habitat durable est un secteur d’avenir (et non porteur). Le secteur de la construction est porteur : nous sommes toujours plus nombreux sur la planète et les bâtiments ne sont pas éternels... il faut loger, il faut donc construire. La construction durable est actuellement une subtilité qui va devenir une priorité, j’en suis convaincue. Les entreprises du bâtiment sont toutes amenées à faire du durable : ça ne sera pas par philanthropisme (il ne faut pas rêver) mais tout simplement parce que faire du non-durable va commencer à coûter cher. La construction non-durable deviendra coûteuse par rapport à la construction (taxe carbone), coûteuse en exploitation (hausse des prix de l’énergie), coûteuse en déconstruction (car les déchets ne pourront être recyclés ou revalorisés), coûteuse pour l’environnement et coûteuse en réputation par rapport à la construction durable. Le calcul (pas si simple que ça) sera fait à un moment où à un autre.  | Antoine Frances 22 ans Ingénieur Arts et métiers Paris Tech (double diplôme avec l’IAE d’AIX en Provence) Mission : Saint Gobain |
Pourquoi as-tu choisi d’effectuer cette formation ? J’ai choisi de réaliser cette formation pour plusieurs raisons : - depuis une petite dizaine d’année, l’opinion publique et donc ma petite personne commence à percevoir le développement durable comme une nouvelle conception de l’intérêt publique. - depuis mon entrée aux Arts & Métiers le secteur du bâtiment m’attire, notamment pour l’aspect humain et l’aspect terrain qui y sont parfaitement conjugués. Un stage d’assistant conducteur de travaux m’a permis de confirmer ces choix et ces attirances. Ce stage a également été l’occasion pour moi de prendre conscience que le bâtiment avait encore beaucoup à faire en termes de développement durable. - mon diplôme d’ingénieur des Arts & Métiers en poche, je nourrissais la volonté d’acquérir une spécialité conjuguant mes goûts pour le secteur du bâtiment et mon opinion en faveur du développement durable. Cette formation était donc une occasion parfaite Qu’est-ce que la formation t’a apporté personnellement ? Cette formation m’a permis de mettre du concret derrière le terme de développement durable, qui plus est dans le secteur ou je destine ma carrière professionnelle. Elle a également été l’occasion d’échanger avec des personnalités de la construction durable, ce qui permet d’être aux goûts du jour dans ce secteur en pleine évolution. Quels sont les apports de ces enseignements vis à vis du marché du travail ? La touche Développement Durable est certainement quelque chose qui plait beaucoup aux entreprises à l’heure actuelle. Plus qu’une touche je pense qu’on peut parler d’une vraie sensibilité qui permettra certainement aux grandes majors du bâtiment d’évoluer dans le contexte actuel (passage d’une construction de masse très rapide à des constructions de qualité plus réfléchie et adaptée)
| Philippe GOUY 37 ans 15 ans d’expérience pro: ingénieur télécom Mission : Mairie de Lambesc |
Pourquoi as-tu choisi d’effectuer cette formation ? J'ai 37 ans. Après 15 ans passés dans les télécoms (ingénierie, maintenance, projet), j'étais en démarche de reconversion professionnelle. Après un bilan de compétence et une mûre réflexion, je souhaitais structurer ma démarche par une formation. Ce mastère répondait à mes souhaits personnels et mes objectifs professionnels. Que penses-tu que la formation t’a apporté personnellement ? A ce stade (je suis en mission professionnelle), le MS CHD m'a apporté une très bonne vision d'ensemble sur la problématique technique et le marché de la construction durable. Beaucoup d'entre nous possédaient en arrivant quelques notions au niveau du bâtiment durable. Le MS les a largement complétées et approfondies. Mais il a aussi étendu l'observation et le travail à l'échelle du quartier et du territoire. Quels sont les apports de ces enseignements vis à vis du marché du travail ? A ce stade (je suis en mission professionnelle), le MS CHD m'a apporté une très bonne vision d'ensemble sur les problématiques techniques et le marché de la construction durable. Il a été l'opportunité de rencontrer des intervenants de très bon niveau. La renommée des Arts et Métiers a aussi influé positivement sur la fréquentation de diverses rencontres organisées en marge des cours. Tout cela a permis en résumé de se créer un réseau, d'une part; d'autre part, le diplôme permet d'apporter des garanties sur le niveau de motivation et de connaissance, que l'on soit en recherche de CDI, en création d'entreprise ou toute autre démarche professionnelle. Pour toi, la construction et l’habitat durables est un secteur porteur? Pourquoi ? A l'échelle du bâtiment, en étant un peu provocateur, ce sont des pratiques et des approches partiellement connues depuis longtemps, remises au goût du jour et réactualisées avec les technologies modernes. La vraie nouveauté c'est l'ampleur du besoin et des mises en pratiques (stimulées par les stratégies politiques en France avec le Grenelle de l'environnement). Le réchauffement climatique ainsi que les prix de l'énergie qui s'envolent sont deux très bonnes raisons pour que les choses bougent en masse et rapidement. Avec elles, évolueront par la même occasion d'autres sujets parallèles (tels que la gestion de l'eau, le confort acoustique, la qualité de l'air intérieur, la biodiversité, la sécurité sur les chantiers, l'accessibilité, la gestion des déchets, etc.). A l'échelle du quartier et du territoire, par contre, il s'agit d'une véritable remise à plat des principes de développement des espaces de logements, de travail, de commerce, de transports, etc. Bref, il y a du travail et celui-ci est varié : construction neuve, recherche et développement de matériaux, techniques innovantes, mais aussi, parce que l'on ne part pas d'une page blanche, il faut avoir en tête que le marché demande une véritable adaptation de toutes ces connaissances à l'existant. En effet, la demande porte majoritairement sur les problématiques de rénovation de bâtiments ou d'amélioration de quartiers existants.
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